Lorsque vous souhaitez contracter un nouveau prêt, de nombreuses informations vous sont présentées. Il est parfois difficile de distinguer celles qui sont vraiment importantes de celles qui peuvent vous induire en erreur. Parmi elles, le coût du crédit occupe une place centrale, et plus précisément les taux qui lui sont associés. On en voit un premier à 6,66% et un second à 8,32%, mais à quoi correspondent-ils exactement et comment les comparer ?
Comprendre la différence entre le taux d’intérêt nominal et le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), c’est se donner les moyens de faire un choix vraiment éclairé.
Le taux d’intérêt nominal, aussi appelé taux débiteur, est le pourcentage appliqué au capital emprunté pour calculer les intérêts que vous devrez rembourser.
Ce taux est librement fixé par chaque établissement. Les banques disposent donc d’une grande latitude pour le moduler selon votre profil emprunteur, la durée du prêt ou les conditions du marché. Elles peuvent ainsi le compresser artificiellement pour rendre une offre attractive, tout en répercutant leurs marges sur les frais annexes, qui, eux, n’y apparaissent pas.
C’est là sa limite fondamentale : le taux nominal est incomplet par nature. Il ne reflète que les intérêts purs, et laisse entièrement de côté les frais de dossier, le coût de l’assurance emprunteur, les frais de garantie ou encore certaines commissions. Deux offres affichant le même taux nominal peuvent donc cacher des coûts totaux très différents selon la politique tarifaire de chaque banque.
L’image qu’il donne est donc partielle, voire biaisée. Se fier uniquement à lui pour choisir un crédit ne vous donne qu’une partie des informations et peut vous faire contracter un prêt moins avantageux.
Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), quant à lui, exprime l’ensemble des coûts obligatoires liés à l’obtention du prêt. Il a été créé pour remédier à l’opacité du taux d’intérêt nominal et intègre les intérêts, mais aussi les frais de dossier, le coût de l’assurance emprunteur lorsqu’elle est exigée par le prêteur, les frais de garantie, et plus généralement toute charge dont le versement conditionne l’octroi du prêt.
Il s’exprime en pourcentage annuel du montant emprunté et permet de ramener l’ensemble de ces coûts à une seule valeur comparable. C’est un outil de transparence autant que de comparaison.
Point important : son affichage n’est pas optionnel, il est imposé par la loi. En France, comme dans l’ensemble de l’Union européenne, tout établissement de crédit a l’obligation légale de mentionner le TAEG dans ses offres de prêt et dans ses publicités. Cette obligation découle de la directive européenne sur le crédit aux consommateurs, transposée en droit français, qui vise précisément à garantir une information claire et homogène pour tous les emprunteurs.
Afin de mieux comprendre la différence entre ces deux taux, voici un exemple concret :
Pour un prêt de 77.464€, remboursable sur 156 mensualités (13 ans), un taux débiteur de 6,66% porte le coût total du crédit à 105.964€. Tandis qu’en retenant le TAEG de 8,32%, qui intègre l’ensemble des frais obligatoires, ce même prêt s’élève à un coût total de 116.343€, soit un écart de près de 10.400€.
Cet exemple démontre bien que le TAEG constitue l’indicateur de référence car c’est lui qui reflète réellement le coût réel de votre emprunt.
Toutefois, le TAEG a ses limites car il ne couvre pas les frais optionnels auxquels vous n’êtes pas obligé de souscrire, ni les éventuelles pénalités de remboursement anticipé. Ces éléments doivent faire l’objet d’une attention séparée, notamment si vous envisagez de solder votre prêt avant son terme.
Chaque profil est différent. N’hésitez pas à remplir ce formulaire pour que nous puissions étudier votre dossier et revenir vers vous sous 24 heures.
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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Aucun versement de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou de plusieurs prêts d’argent. La réduction dépend de la durée restante des prêts rachetés. La diminution du montant des mensualités entraine l’allongement de la durée de remboursement.
