Donner de son vivant, c’est à la fois anticiper la transmission de son patrimoine et réduire la facture fiscale pour ses héritiers. Encore faut-il savoir ce qu’on peut transmettre, à qui, et dans quelles limites. Abattements classiques, dispositifs temporaires, possibilités de cumul… les leviers sont nombreux en 2026.
Nous vous récapitulons tout dans cet article.
La question peut sembler surprenante. Après tout, la succession règle naturellement la transmission du patrimoine au moment du décès. Alors, pourquoi anticiper ?
Plusieurs raisons peuvent pousser à donner de son vivant : préparer activement sa succession, aider ses proches, ou encore prévenir les conflits qui surviennent parfois lors du partage d’un héritage.
Mais donner de son vivant, c’est aussi optimiser fiscalement la transmission de son patrimoine. Là où le décès ne permet qu’une seule transmission, souvent alourdie par des droits de succession, la donation permet de transmettre en plusieurs fois, en bénéficiant à chaque fois des abattements fiscaux applicables. Et donner en 2026, c’est profiter d’un contexte particulièrement favorable pour le faire.
En matière de donation, le montant exonéré de droits dépend directement du lien de parenté entre le donateur et le bénéficiaire.
Voici les principaux abattements en vigueur en 2026 :
Ces abattements sont applicables tous les 15 ans et par donateur. Cela signifie que deux parents peuvent chacun donner 100 000€ à un même enfant, soit 200 000€ transmis sans aucun droit de donation.
Au-delà de ces seuils, des droits sont dus selon un barème progressif, que vous pouvez retrouver directement sur le site legifrance.gouv.fr.
Moins connu du grand public, le don familial de somme d’argent, surnommé « don Sarkozy » depuis la loi TEPA de 2007, permet de donner tous les 15 ans jusqu’à 31 865€ à un descendant en étant totalement exonéré de droits de donation.
Ce dispositif est régi par l’article 790 G du Code général des impôts. Il s’ajoute à l’abattement classique de parenté, à condition de respecter deux critères :
Un parent peut ainsi donner 131 865€ à un enfant sans que ce dernier ne paie un seul euro de droits (100 000€ + 31 865€).
C’est la nouveauté majeure introduite par la loi de finances pour 2025 et applicable jusqu’au 31 décembre 2026. L’article 790 A bis du Code général des impôts prévoit une exonération temporaire supplémentaire de 100 000€ par donateur (et jusqu’à 300 000€ par bénéficiaire) pour les dons de sommes d’argent destinés à financer :
L’acquisition d’un logement neuf (ou en l’état futur d’achèvement),
Des travaux de rénovation énergétique dans la résidence principale du bénéficiaire.
Concrètement, les fonds doivent être utilisés dans les 6 mois suivant le versement. Le bénéficiaire peut être un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut de descendance directe, un neveu ou une nièce.
Ce dispositif est cumulable avec ceux vus précédemment, ce qui en fait un outil puissant pour les familles qui souhaitent aider un descendant à accéder à la propriété ou à rénover son logement.
Oui, il est tout à fait possible de cumuler ces avantages et c’est là tout l’intérêt d’une bonne stratégie de transmission. En combinant les trois dispositifs applicables en 2026, deux parents peuvent transmettre à un enfant jusqu’à 463 730€ sans payer le moindre droit de donation :
Pour un couple avec deux enfants, cela représente potentiellement plus de 900 000€ transmis sans fiscalité à condition que les fonds du 790 A bis soient bien affectés à l’achat ou à la rénovation d’un logement dans les délais impartis.
Dans le cas où vous souhaitez aider en donnant à vos proches mais que vous ne possédez pas les liquidités dans l’immédiat des solutions existent.
C’est exactement la situation dans laquelle se trouvaient M. et Mme Denis, 82 et 75 ans, lorsqu’ils nous ont contactés en 2025. Leur objectif était clair : dégager une enveloppe de trésorerie pour racheter des parts de maison en indivision et aider financièrement leurs enfants. Problème : ils remboursaient déjà 6 crédits, avec un taux d’endettement de 55%. En l’état, leur projet était bloqué.
Notre solution : regrouper l’ensemble de leurs prêts en un seul crédit, lissé sur 13 ans, en y intégrant une trésorerie complémentaire.
Résultat : 40 000€ dégagés pour concrétiser leur projet de donation, et une réduction de 1 015€/mois sur leurs mensualités leur permettant de passer d’un taux d’endettement de 55% à 31%.
Si vous êtes dans une situation similaire, le rachat de crédits avec dégagement de trésorerie peut être le levier qui rend votre projet de donation possible sans fragiliser votre équilibre financier.
Découvrir notre accompagnement pour les projets de donation.
Chaque profil est différent. N’hésitez pas à remplir ce formulaire pour que nous puissions étudier votre dossier et revenir vers vous sous 24 heures.
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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Aucun versement de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou de plusieurs prêts d’argent. La réduction dépend de la durée restante des prêts rachetés. La diminution du montant des mensualités entraine l’allongement de la durée de remboursement.
